MA14

Plus de 2 ans dans une startup

Depuis 2008 je roule ma «boss» avec MA14. MA14 c’est une startup, ok elle n’est plus très startup, sauf que pas mal tout est nouveau, il faut donc découvrir comment faire les choses.

Partir un projet, tout le monde a ses conseils. J’en ai entendu/lu une tonne et après 2 ans je me sens prêt a faire quelques commentaires sur la chose.

Ce qui semble avoir marcher pour MA14

L’énergie

On est «upbeat», c’est toujours comme ça. Ce n’est pas dans le plan d’affaires, c’est juste que quand on rencontre des gens on est motivé, c’est amusant.

Déjeuners et parties

Tous nos mandats sont venus de contacts. On est pas très performants au niveau des appels d’offres publics, du moins, pas encore. Nous n’avons pas de plateforme faite maison pour établir notre notoriété, comme un CMS ou un outil d’intelligence d’affaires. Ce que nous avons c’est une idée, un concept qui est agnostique aux technologies. Notre meilleure arme, dans ce cas, c’est d’en parler. Beaucoup de déjeuners, diners, soupers, 5 à 7, événements en tout genre.

Ne faut pas se tromper, tout ce réseautage est plutôt amusant, les gens sont intéressants, et ça a comme effet de garder la business en vie. Un de nos meilleurs mandats est venu d’un déjeuner, très médiocre (qualitativement parlant), dans un événement plate. 😉

La «passion»

Ok c’est «cheesy» et ça fait «edgy» et prétentieux. Il faut donc préciser un peu la chose. La passion c’est l’idée de toujours vouloir trouver une meilleure solution. C’est tannant, la pression est élevée, et, disons-le, ça prend du temps, mais pour une startup, livrer des mandats solides semble une clef.

Faut élaborer un paragraphe de plus. Ce que je j’entend par la passion c’est la capacité à s’engueuler durant un brainstorm, durant la prod, durant la préparation pour la livraison, la capacité à remettre en cause ses idées pour une meilleure et mettre les efforts pour livrer l’idée meilleure, peu importe quoi. Je ne pense pas que vais pouvoir faire ça encore bien des années, mais tant que je peux, je vais le faire, parce que ça donne des meilleurs projets et des sites web dont je suis plus fier.

La camaraderie

À l’époque de @LaurentLaSalle, la camaraderie c’était ce qui nous motivait à 2 h 30 du matin. Pouvoir rire de la situation et partager le moment intense de non-sommeil. Aujourd’hui  c’est encore ce qui fait notre force. La camaraderie nous permet de nous tolérer durant nos moments de confrontation ;).

Et un peu de prétention…

Ne faut pas se le cacher, mais faut l’utiliser avec parcimonie. Personne ne veut travailler avec des gens qui n’ont pas confiance en leurs moyens. Dans un mandat, il faut savoir mettre des limites, mais il faut aussi savoir les repousser. Repousser c’est ce qui fait le plus peur, parce que l’inconnu ce n’est pas quantifiable.

Avec un brin de prétention, on peut trouver des mandats qui sont des défis, mais qui vont être livrés, serait-ce par peur de l’appréhension de l’échec.

J’ai assez parlé

Voilà, je n’en ai surement pas dit assez en en disant trop, mais c’est la vie. La prochaine fois j’écrirai sur les angoisses et les déceptions, ça intéresse toujours plus les gens 😛

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Surpris du parapublic

Quand je suis entré dans ma réunion de travail avec les dirigeants du CHUQ cette semaine, je n’avais aucune attente. Je ne m’attendais pas, par contre, à rencontrer des gens aussi ouverts avec autant de «guts» et une volonté d’aller vers l’avant aussi forte.

Un petit mandat

Faut l’avouer, je ne suis pas allé signer l’impartition du CHUQ dans cette réunion. C’est qu’un petit mandat, financièrement, mais l’enthousiasme des gens du CHUQ m’a donné l’impression que la portée de ce projet pourrait être beaucoup plus grande que je l’imaginais.

De la participation

Sans dévoiler les détails du mandat, je peux dire que c’est un outil qui a comme objectif de faire participer les gens. Récupérer des idées des employés des établissements membres du CHUQ dans un but précis: avancer vers leur réalisation et démontrer que tous peuvent améliorer les établissements de santé.

Un effort de la direction

Normalement, dans ce genre de rencontre on parle des griefs, des problématiques, des obstacles pour trouver des solutions et voir comment on pourrait accoucher de cette idée. Dans ce cas, l’équipe de direction en avant de nous avait fait ses devoirs et trouver la grande majorité des problèmes et avait déjà des pistes de solutions avancées.

En fin de rencontre nous avions l’impression de leur dire de ne pas faire de collaboratif.

Partager les obstacles

Le projet est maintenant enclenché. Il faut faire notre part pour aider le projet à avancer. Comme c’est dans notre habitude de parler aux personnes responsables ET aux gens touchés par le projet, nous devons faire de notre mieux pour partager l’enthousiasme de la direction envers le projet et redoubler d’effort pour faire face à l’adversité que le projet pourra avoir.

Je vois ce mandat d’un très bon oeil et j’ai hâte de voir les solutions imaginatives que nous allons devoir trouver pour permettre un outil ouvert et efficace où 9000 employés peuvent partager librement des idées.

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